voici quelques extraits du Lunyu 論語 que j’aime bien.

I.1.子曰:學而時習之,不亦說乎? 有朋自遠方來,不亦樂乎? 人不知而不慍,不已君子乎?

Le maître dit : « étudier une règle de vie pour l’appliquer au bon moment, n’est-ce pas une source de grand plaisir ? Recevoir un ami qui vient de loin, n’est-ce pas une grande joie? Etre méconnu des hommes sans en prendre ombrage, n’est pas le fait de l’homme de bien ? »

I.4. 曾子曰: »吾日三省吾身,為人謀而不忠乎? 與朋友交而不信乎? 傳不習乎?

Maître Zeng dit : «Tous les jours je m’examine sur trois points :

-Dans les affaires que j’ai traitées pour autrui ai-je bien fait tout mon possible ?

-Dans mes rapports avec mes amis, ai-je toujours été sincère ?

-Enfin, n’ai-je pas manqué de pratiquer les enseignements du Maître ?»

I.14. 子曰: »君子食無求飽, 居無求安, 敏於事而慎於言, 就有道而正焉, 可謂好學也已.

Le Maître dit : « Un homme honorable qui ne recherche pas la satisfaction de son appétit dans la nourriture, ni ses commodités dans son habitation, qui est diligent en affaires et circonspect dans ses paroles, qui se rectifie auprès des hommes vertueux, celui-là a un véritable désir d’apprendre. »


II.11.
子曰: »溫故而知新, 可以為師矣. »

Le Maître dit : « Celui qui repasse dans son esprit ce qu’il sait déjà, et par ce moyen acquiert de nouvelles connaissances1, pourra bientôt enseigner les autres. »

II. 13. 子貢問君子。子曰先行其言、而後從之

ZI Gong ayant demandé ce que doit faire un homme honorable, le Maître répondit : « L’homme honorable commence par appliquer ce qu’il veut

enseigner ; ensuite il enseigne. »

II.15. 子曰« 學而不思則罔、思而不學則殆« 

Le Maître dit : « Étudier sans réfléchir est une occupation vaine ; réfléchir sans étudier est dangereux. »

II.17. 子曰由、誨女知之乎、知之為知之、不知為不知、是知也

Le Maître dit : « You, veux-tu que je t’enseigne le moyen d’arriver à la connaissance ? Ce qu’on sait, savoir qu’on le sait ; ce qu’on ne sait pas, savoir qu’on ne le sait pas : c’est savoir véritablement. »

II.22. 子曰人而無信、不知其可也。大車無輗、小車無軏、其何以行之哉

Le Maître dit : « Je ne sais à quoi peut être bon un homme qui manque de sincérité. Comment employer un char à bœufs sans joug, ou une petite voiture sans attelage ? »

IV.8. 子曰‘朝聞道、夕死可矣’

Le Maître dit : « Celui qui le matin a compris la Voie, le soir peut mourir content. »

IV.14. 子曰不患無位、患所以立、不患莫己知、求為可知也

Le Maître dit : « Ne soyez pas en peine de ce que vous n’ayez pas de charge ; mettez-vous en peine de vous rendre digne d’être élevé à une charge. Ne soyez pas en peine de ce que personne ne vous connaît ; travaillez à vous rendre digne d’être connu. »

IV.16. 子曰君子喻於義、小人喻於利

Le Maître dit : « L’homme honorable considère les choses à travers la justice, et 1’homme de peu à travers son intérêt. »

IV.17. 子曰見賢思齊焉、見不賢而內自省也

Le Maître dit : « Quand vous voyez un homme sage, pensez à l’égaler en vertu. Quand vous voyez un homme dépourvu de sagesse, examinez-vous vous-même. »

IV.19. 子曰父母在、不遠游、游必有方

Le Maître dit : « Durant la vie de vos parents, n’allez pas voyager au loin. Si vous voyagez, que ce soit dans un lieu déterminé. »

IV.21. 子曰父母之年、不可不知也、一則以喜、一則以懼

Le Maître dit : « Vous devez vous rappeler souvent l’âge de vos parents, vous réjouir de leur longévité, et craindre qu’ils ne viennent à mourir. »

IV.24. 子曰‘君子欲訥於言、而敏於行’

Le Maître dit : « L’homme honorable s’applique à être lent dans ses discours et diligent dans ses actions. »

V.5. 或曰‘雍也仁而不佞’
子曰‘焉用佞、禦人以口給、屢憎於人。不知其仁、焉用佞’

Quelqu’un dit : « Yong est très vertueux, mais peu habile à parler. » Le Maître répondit : « Que sert d’être habile à parler ? Ceux qui reçoivent tout le monde avec de belles paroles, qui viennent seulement des lèvres, et non du cœur, se rendent souvent odieux. Je ne sais si Yong est vertueux ; mais que lui servirait d’être habile à parler ? »

V.12. 子貢曰我不欲人之加諸我也、吾亦欲無加諸人
子曰賜也、非爾所及也

Zi Gong dit : « Ce que je ne veux pas que les autres me fassent, je désire ne pas le faire aux autres. » Le Maître répondit : « Ci, tu n’as pas encore atteint cette perfection. »

VI.17. 子曰誰能出不由戶、何莫由斯道也

Le Maître dit : « Quelqu’un peut-il sortir de la maison, si ce n’est par la porte ? Pourquoi personne ne passe-t-il par la Voie ? »

VI.20. 子曰知之者不如好之者、好之者不如樂之者

Le Maître dit : « Mieux vaut l’aimer que la connaître seulement, et mieux vaut encore en faire ses délices que de l’aimer seulement. »

VI.23. 子曰知者樂水、仁者樂山。知者動、仁者靜。知者樂、仁者壽

Le Maître dit : « L’homme intelligent aime l’eau, et l’homme honorable les montagnes. L’homme intelligent se donne du mouvement ; l’homme honorable demeure immobile. L’homme intelligent vit heureux ; l’homme honorable vit longtemps. »

VII.16. 子曰飯疏食飲水、曲肱而枕之、樂亦在其中矣。不義而富且貴、於我如浮雲

Le Maître dit : « Fût-on réduit à manger une grossière nourriture, à boire de l’eau, et à reposer la nuit la tète appuyée sur son bras, on y trouvera de la joie au milieu de ses privations. Les richesses et les dignités obtenues injustement me paraissent comme des nuages qui passent. »

VII.22. 子曰三人行、必有我師焉、擇其善者而從之、其不善者而改之

Le Maître dit : « Si je voyageais avec deux compagnons, tous deux me serviraient de maîtres. J’examinerais ce que le premier a de bon et je l’imiterais ; les défauts que je reconnaîtrais en l’autre, je tâcherais de les corriger en moi-même. »

VIII.17. 子曰學如不及、猶恐失之

Le Maître dit : « Étudiez, comme si vous aviez toujours à acquérir ; et craignez de perdre ce que vous avez acquis. »

XII.11. 齊景公問政於孔子。孔子對曰君、君、臣、臣、父、父、子、子
公曰善哉、信如君不君、臣不臣、父不父、子不子、雖有粟、吾得而食諸

Jing, prince de Qi, interrogea Confucius sur l’art de gouverner. Confucius répondit : « Que le prince soit prince ; le sujet, sujet ; le père, père ; le fils, fils. – Très bien, dit le prince. En effet, si le prince n’est point prince, le sujet point sujet, le père point père, le fils point fils, quand bien même il y aurait du grain, pourrais-je en manger ? »

XII.22. 樊遲問
子曰愛人

子曰知人

Fan Chi demanda en quoi consiste la vertu d’humanité. « Elle consiste à aimer les hommes », répondit le Maître. Fan Chi demanda en quoi consiste la connaissance. « Elle consiste à connaître les hommes », répondit Confucius.

XV.13. 子曰‘已矣乎、吾未見好德如好色者也’

Le Maître dit : « Faut-il donc désespérer ? Je n’ai pas encore vu un homme qui aimât la Vertu autant qu’on aime une belle apparence. »

XV.21. 子曰君子求諸己、小人求諸人

Le Maître dit : « L’homme honorable attend tout de lui-même ; l’homme de peu attend tout des autres. »